jeudi 5 septembre 2013

Sacré petit-déj' sacré !

3/09/13


Ce matin, impossible de me résoudre à ne pas prendre de petit-déjeuner, ni même à prendre ma douche AVANT, pour voir si la faim venait, ne serait-ce qu'un tout petit peu. Mais le jour de la rentrée, ne pas prendre de petit-déj', je n'arrivais pas à l'envisager. Donc j'ai mangé sans faim. Bon, par beaucoup : une demi-tranche de brioche et un demi-mug de café avec un Tutti-free. Et je l'ai noté dans mon carnet d'EME.
Avec des EME le soir, c'est pas simple de trouver la faim le lendemain. Mais j'ai toujours pensé que le matin, j'avais faim. J'ai été très surprise de découvrir que non quand j'ai commencé A/Z.

Et aujourd'hui, jour de rentrée, j'ai testé la faim au boulot. C'est violent, la faim d'école, rien à voir avec la faim de vacances.

Faut dire que pendant les vacances, je la sens monter, par vagues : les petits pincements de la petite faim, assez longtemps, et puis ensuite les gros de la bonne faim, et parfois aussi les très gros de la grande faim, celle où il faut faire attention quand même à ne pas rater la sensation de satiété tellement on a besoin de manger rapidement.
A l'école, ça n'a rien à voir. On travaille, on est dedans, et puis on relâche les élèves, et puis on se rassemble un peu soi-même, et soudain, VLAN ! le ventre se tord, c'est tout de suite la grande faim. J'ai quand même fait une séance de RPC avant de manger, pour vider la demi-journée de classe.
Ca m'a fait pareil le soir : je relâche les élèves du car. Puis les autres. Je prends mes affaires pour les accompagner au portail. Et vlan ! la presque grande faim. En moins violent qu'à midi, mais bien sensible quand même.

Je continue les exercices de RPC, en variant l'accompagnement audio selon mon état de stress : 10 minutes en silence si ça va, 10 minutes en "expérimenté" si ça va moyen, pour pouvoir me rattacher aux interventions de la voix quand je me laisse trop dériver. Ca fait un bien fou, et je progresse. Je n'arrive pas encore à atteindre l'objectif, mais je suis arrivée à le voir. En fait, le but, ce n'est pas d'arriver à garder constamment son attention sur la respiration, ce qui est impossible (ou alors pour un moine bouddhiste ?). C'est de ramener son attention vers la respiration, de diriger son attention. D'accepter qu'elle contemple une pensée, mais de ne pas laisser la pensée s'approprier l'attention. Il s'agit de reprendre les commandes de soi-même.
Cette année, entre la fermeture probable de mon poste et l'inspection prévue au premier trimestre, ça va être indispensable. J'espère que je pourrai me garder ces habitudes pour profiter de ma classe et de l'école au lieu de m'inquiéter pour l'avenir.

2 commentaires:

Jo-Elle a dit…

De toutes façons l'AVENIR cela ne se passe JAMAIS comme on l'a envisagé...

Ceci c'est un gros travail que j'ai réussi à faire sur moi; de ne plus me mettre "la rate au court-bouillon" à l'avance...
Complètement inutile et stérile...

Là comme il n'est pas l'heure du repas,pour penser et passer à autre chose, je sors: je vais voir si les mûres sont mûres...

A suivre

Et pour le petit déj (toi qui disais que les miens étaient fabuleux...) ils sont plus régulièrement techniques et rassasiants

Jo-Elle a dit…

Pas mûres, les mûres !!