Ecrit sur le fil "Repas de fêtes en pleine conscience" du forum de Linecoaching.
27/12/2013
Une de mes difficultés de la période des repas
de fêtes, c'est de renoncer au praliné. Quand j'étais au régime,
l'entre-fêtes et l'après fête, c'était comme un long tunnel, un sevrage
difficile.
Je ne suis plus au régime et je ne m'y sens pas. Mais
ça reste difficile.
Du coup, à midi, je me suis décidée à manger des
chocolats à la fin du repas (j'avais fractionné pour garder une petite
place) jusqu'à sentir le rassasiement gustatif, celui qu'on ressent dans
la bouche et qui fait que la bouchée suivante va être nettement moins
bonne. J'en ai mangé deux, et j'ai arrêté, mais je n'ai pas senti le
rassasiement gustatif. J'ai arrêté parce que je n'avais plus faim et que
je voulais tenter d'avoir faim pour le repas du soir. Mais je n'ai pas
ressenti le rassasiement gustatif. Ou peut-être que je l'ai ressenti,
mais je n'ai pas pu prendre une bouchée de plus, pour être sûre. Je m'en
suis empêchée.
Cette fois, pas par restriction cognitive, mais
pour mon confort (ne pas être trop chargée en nourriture, retrouver la
faim au repas pour manger avec mon mari). C'est déjà un progrès. Je ne
me suis pas non plus "obligée" à en manger à la place de mon repas de
midi pour respecter mon envie de salade composée. Mon envie de praliné
est émotionnelle, mon envie de salade ne l'est pas (j'en salivais, dans
le magasin, j'avais le goût de la vinaigrette balsamique dans la bouche
et le croquant de la salade dans les dents) alors que le praliné ne me
fait pas saliver en ce moment, il me donne juste très envie). Mais j'ai
quand même fractionné la salade pour profiter du praliné. Du coup, je me
sens frustrée de salade ET de praliné, arf !
En fait, je pense
que les chocolats de Noël à la période de Noël sont mon aliment tabou.
Du coup, je retenterai l'expérience plus tard, après le premier de l'an,
si j'ai encore cette envie émotionnelle de praliné : remplacer mon
repas par des bonbons au praliné, jusqu'au rassasiement gustatif, et
re-bonbons au praliné pour la collation si j'ai faim, comme dans
l'exercice de l'étape sur le rassasiement gustatif. Peut-être même que
je ferai l'étape en respectant scrupuleusement le protocole (trois jours
de suite, le même aliment). Je ne l'avais pas respecté à la lettre
pendant l'étape, parce que je n'en sentais pas le besoin et que je ne
sentais aucun aliment comme tabou. Il faut que je démythifie, pour mieux
en profiter, sans cette sensation de m'en priver quand j'arrête.
M'enfin, je vais laisser passer la période des fêtes pour faire ça. Je
pense que ça va fonctionner (ça avait marché pour les rochers Suchard),
mais ensuite, si ça fait comme la dernière fois, je vais avoir envie de
pommes, d'oranges, de haricots verts et de salade, donc ça va m'empêcher
de profiter des autres bonnes choses de cette période.
En tous
cas, le fait d'écrire ça, ça m'a aidée à absorber le reste d'EME. Je
n'ai plus envie de praliné pour le moment, j'ai une intense envie de
café sans sucre ! Je vais tester mon nouveau déca !
___________________________
(Finalement, je n'ai pas eu besoin de faire ce travail de l'étape du rassasiement gustatif sur les chocolats au praliné. Une fois que j'ai décrit tout ça dans le forum, que j'ai envisagé de refaire cette étape, j'ai eu dans la tête les effets que ça avait eu pour les rochers Suchard, et je n'ai plus ressenti l'EME des pralinés de Noël. Je verrai ça l'année prochaine !)
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