Ecrit sur le fil "Repas de fêtes en pleine conscience" du forum Linecoaching.
3/01/2014
Le repas du 31 décembre a été un peu compliqué pour moi. C'était de
l'inédit depuis mes débuts sur Linecoaching : je n'avais pas faim et
j'ai mangé quand même. Ca m'arrive parfois au travail, mais je mange
peu, dans ces cas-là.
A midi, nous étions passés au Quick, et
j'avais pris une salade et des petits beignets. Or les beignets, ça ne
fait pas partie de mon répertoire alimentaire habituel. Je pensais que
vu l'heure tardive du repas, la faim reviendrait, puisque je n'avais pas
mangé très au-delà de ma faim, pas plus que lors du midi avant le
réveillon de Noël. Sauf que non, le beignet met vraiment vraiment
beaucoup de temps avant que l'énergie puisse être absorbée. Maintenant,
je le saurai ! Avant le réveillon de Noël, j'avais mangé des pâtes, et
ça, je connais davantage les effets.
Donc voilà, pas faim. J'ai eu
du mal à me décider à manger. J'ai finalement pris très peu de tout ce
que je souhaitais goûter. Au début, c'était étrange de manger sans avoir
faim, limite désagréable. Pas physiquement, mais dans la tête. Et puis
en respirant, ça allait. A la fin, je n'ai pas eu l'impression d'avoir
trop mangé ni d'avoir des difficultés de digestion. J'avais juste des
regrets de ne pas m'être régalée comme je l'avais espéré, avec faim.
Le
lendemain, la faim était au rendez-vous (pas vraiment la bonne faim,
plutôt entre la petite et la moyenne). Les aliments étaient bien
meilleurs, mais je me suis gardée une petite place pour les truffes au
chocolat noir que mon frère avait fait et qui étaient déjà bonnes sans
faim la veille. Le soir, chez moi, j'ai eu faim à nouveau vers 22h, j'ai
mangé une tartine de tzatziki.
En ce moment, j'ai plus de mal à
entendre mes sensations, tout est brouillé par les règles, la douleur
quand elle est là, les anti-inflammatoires quand elle n'est pas là, et
l'intense soulagement de la fin du syndrome pré-menstruel. Donc
j'attends la faim, j'essaie d'écouter mes appétits spécifiques, et pour
la satiété, ben on verra d'ici quelques jours ! La régulation se fera,
de toute façon. C'est un tel bonheur d'attendre la faim pour manger, de
retrouver le goût plein des aliments, au lieu de leur fantôme de goût
(sans la faim, c'est comme un fantôme de goût) et d'avoir la sensation
de la petite place (enfin, quand j'ai mes règles, la petite place, c'est
un vrai inconfort, donc je ne la laisse pas en ce moment).
Ma
conclusion : le choix des aliments du midi avant les fêtes est
primordial. Il faut vraiment qu'ils ne sortent pas de mon répertoire
alimentaire le plus basique possible pour que je puisse jouer avec mon
appétit prévisionnel. Si ça n'avait pas été un repas de fête, je
n'aurais pas mangé sans faim, parce que j'étais dans ma famille,
j'aurais pu me permettre de ne pas manger (enfin, je pense qu'on peut se
le permettre avec n'importe qui, mais moi, je suis débutante dans l'art
de m'affirmer).
Après les fêtes, j'ai eu quelques pensées négatives automatiques,
du genre "Oh mon dieu, je n'ai pas envie de légumes, c'est la
catastrophe, comment vais-je faire pour réguler ???" Et puis ça s'est
calmé. Ce n'est pas moi qui dois réguler, c'est mon corps. Mon seul
rôle, c'est de laisser les pensées négatives tourner dans leur coin et
de me recentrer sur moi et mes sensations.
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J'ai utilisé aussi un "truc" donné par une forumeuse pour gérer l'EME sur les truffes au chocolat de mon frère : demander la recette ! Quand on a un aliment délicieux et rare, on a tendance à en manger au-delà de sa faim, c'est normal, même les mangeurs régulés le font. Avoir la recette, ça permet de se rassurer : l'aliment n'aura pas besoin d'attendre Noël prochain et ne dépendra plus de mon frère pour revenir dans ma vie (puisque je ne suis plus au régime, je pourrai en manger autant que ça me fait plaisir au moment où ça me fera plaisir).
Il faut faire fondre le même poids de chocolat dans le même poids de crème fraîche liquide, et puis réfrigérer. Ensuite, on fait des boules qu'on roule dans le cacao amer. Depuis que j'ai la recette, je n'en ai pas eu à nouveau envie. Mais je sais que je peux le faire, ça change tout dans la tête !
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2 commentaires:
Pas mal du tout, ce truc de demander la recette !... J'essaierai de m'en souvenir. C'est vrai qu'on a tendance à craindre de faire des adieux définitifs aux aliments qui nous sont présentés si on ne s'en bourre pas pour l'année à venir (je parle pour moi).
C'est vrai que cette méthode de ne manger que lorsqu'on a faim... raréfie les occasions de manger, contrairement à ce qu'on penserait !
J'ai lu qu'il est normal, en périodes de fêtes, d'être au-delà de sa satiété, à condition de ne pas basculer dans l'EME, et que ça se régule tout seul en quelques jours... Inutile de se peser avant d'avoir repris ses habitudes : stress inutile.
En fait, aux repas de fêtes, même les mangeurs régulés cèdent à leurs EME. Si on n'a pas faim, c'est une EME. Donc ils ont une EME et ils y cèdent. C'est l'envie de partager, de faire la fête en plein l'hiver, alors que le printemps est encore loin. A l'origine, le solstice d'hiver était une source de peur : pas de lumière, on devait vivre sur les provisions faites en été et à l'automne, et le printemps était loin. Donc, hop, EME !
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